Qu’est-ce que Borderlands a de si spécial ?

Qu’est-ce que Borderlands a de si spécial ?

 

Borderlands 3 est sorti en septembre 2019, sept ans après le fabuleux et révolutionnaire BL 2. C’est un jeu qui a de nombreux atouts, mais que l’on peut difficilement qualifier de parfait. Alors comment est-ce qu’une franchise de jeu de tir a pu se vendre à 60 millions d’exemplaires et générer plus d’un milliard de dollars de revenus avec seulement 4 titres principaux depuis 2009 ?

Qu’est-ce qu’il y a de si spécial dans Borderlands ?

C’est un “Looter Shooter” (littéralement, un jeu de tir et de pillage) qui met l’accent… sur les deux ! L’action est parfaitement orchestrée et évolue à mesure que vous avancez dans le jeu. Il y a une tonne de manières spectaculaires de mourir et une grande variété d’ennemis et de difficultés, ce qui rend la progression dans l’histoire tout à fait mémorable. Mais vous pouvez tout aussi bien passer des heures à chercher un moyen d’atteindre des caches d’armes qui semblent inaccessibles, vu que le mécanisme de récupération d’objets est aussi gratifiant qu’aléatoire.

 

Avec autant d’armes et de mods, vous n’avez pas besoin de passer du temps à en chercher et vous pouvez vous contenter de suivre l’histoire principale, qui est par ailleurs drôle et brillamment détaillée. Mais pour les joueurs qui souffrent de certains TOC, vous pouvez voir BL3 comme un jeu d’exploration bac à sable plus d’un jeu de tir à la première personne.

 

Qui dit monde ouvert dit carte du jeu est incroyablement vaste. Si vous recherchez l’évasion, la topographie vous plaira. Ajoutez-y un flux incessant d’ennemis à buter, de missions, de quêtes secondaires, de DLC et de défis, et vous aurez de quoi faire. La campagne et les missions principales prennent à elles seules plus de 30 heures à terminer. Une fois que c’est fait, vous n’avez pas seulement les nouveaux modes à tester, mais toute la campagne qui est parfaitement rejouable avec un personnage plus fort contre des ennemis plus forts. Il y a vraiment moyen de presser le jeu jusqu’à la dernière goutte.

 

Le truc pour survivre à l’immensité de l’univers de Borderlands, c’est le mode co-op. Bien qu’agréable en solo, avec tout un tas de PNJ excentriques et une narration captivante, le jeu révèle son plein potentiel à deux joueurs. La progression de tous les joueurs reste compatible durant tout le jeu sans jamais en désavantager un par rapport à l’autre. Nous avons là l’une des meilleures expériences de FPS en co-op. Tout ce qui compose le jeu s’y prête parfaitement, avec une difficulté et des loots qui s’adaptent aux joueurs.

Et puis il y a les flingues… un gros paquet de flingues. Probablement trop de flingues. Dans chaque catégorie, toutes les armes ont leurs atouts propres, leurs désavantages et spécialités. Avec un sac qui peut comporter des douzaines d’armes, vous avez le choix entre transporter seulement les meilleures ou bien tout un arsenal. Le menu de sélection est bourré d’infos, mais on peut s’équiper suffisamment rapidement pour ne pas trop sortir du gameplay.

 

Tout ce que nous avons décrit là est assez classique dans les jeux AAA, mais force est de constater que celui-ci est unique et fascinant grâce à son style et ses personnages. Donc, une fois de plus, qu’est-ce qui rend Borderlands si spécial, qu’est-ce qui le différencie autant des autres jeux mainstreams ? L’inclusivité.

 

Gearbox a réussi à créer un monde qui n’inclut pas seulement des éléments LGBTQ+ (ce qui est déjà un pas dans la bonne direction). Ces jeux transpirent l’inclusivité et l’égalité par tous les pores de leur peau, à travers plusieurs personnages et arcs narratifs. Et leur coup de maître ? Ils n’en font pas toute une histoire.

 

Le premier jeu débutait avec un PNJ visiblement LGBT, une position de facade que beaucoup de jeux utilisent. Mais moins de 3 ans plus tard, les personnages jouables étaient décrits à leur tour comme homosexuels et l’on commençait à voir une narration qui jouait avec les pronoms et les stéréotypes. En jouant à BL 3, vous remarquerez, sans même vous en rendre compte, à quel point les autres jeux sont binaires et hétéronormés (surtout dans la fantasy/science-fiction) et en deviennent vieillots et restrictifs. L’histoire va là où elle veut aller et toujours pour le bien de l’humour et du divertissement. Il n’y a pas d’arrière-pensées, pas de tribune politique ou de volonté d’attirer l’attention. Simplement du fun et de l’ouverture d’esprit.

 

Alors que d’autres jeux se vantent parfois de leur inclusivité, on peut la trouver difficile à avaler car présentée uniquement pour s’attirer les bonnes grâces du public. Être homosexuel ou non-binaire ne devrait être présenté comme quelque chose d’extraordinaire ni comme un trait qui définit une personnalité. Dans le monde de Borderlands, il n’y a ni étiquettes, ni déclarations bruyantes. Depuis les vieux cowboys gays qui se marient jusqu’aux barmaids bisexuelles en passant par les cyborgs non-binaires, la franchise Broderlands est un modèle d’inclusivité dans le jeu vidéo grand public. Avec une rumeur de film à gros budget en chemin et un 5e jeu déjà en cours de création, on a de quoi être impatients.

 

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